De fausses informations sur la prévoyance

Dans un courrier daté du 16 mars 2026, Pierre‑Vincent Guéret, président de la CEPNL, affirme que la prévoyance spécifique des enseignants du privé sous contrat deviendrait « caduque » au 31 décembre 2026, du fait de la mise en place par l’État d’une offre facultative prévoyance.
Cette présentation est trompeuse et ne correspond ni à la réalité juridique, ni à l’historique du dispositif.
Sous couvert d’information, ce courrier constitue en réalité une communication anxiogène et orientée. Il laisse entendre que l’existence d’une prévoyance facultative proposée par l’État rendrait impossible le maintien de la prévoyance obligatoire financée par les établissements financeurs : c’est faux !
Ce que le courrier ne dit pas
On affirme que « le dispositif historique deviendra caduc ».
Or, si ce dispositif disparaît, c’est uniquement parce que la CEPNL a choisi de dénoncer les accords, pour des raisons économiques, et non parce qu’une impossibilité juridique l’y contraignait.
Rien n’empêche aujourd’hui de maintenir la prévoyance obligatoire des enseignants, dès lors que le collège des établissements financeurs le souhaitent. Les difficultés techniques et juridiques évoquées ne sont pas insurmontables : elles deviennent des obstacles uniquement si l’objectif est de supprimer la prévoyance des enseignants.
Une stratégie de peur
Le courrier insiste sur les risques supposés en cas d’attente — « carence », « questionnaire médical » — pour pousser les enseignants à adhérer rapidement à l’offre de l’État.
Cette dramatisation est injustifiée. Elle vise à détourner l’attention du fait que le collège des établissements financeurs organise lui‑même la disparition du système actuel.
L’affiliation pour la prévoyance de l’État est de 6 mois pour le MEN. D’ici juillet ou septembre, nous verrons où en sont les négociations.
Plus que jamais il faut faire signer la pétition et sensibiliser les collègues à cette prévoyance. Nous serons plus fort, en cas de mobilisation, si toutes et tous se sentent concernées.
 
Pour le moment comme ont rappelé nos divers messages :
  • Refuser la précipitation
  • Ne pas céder au discours orienté.
  • Ne pas adhérer pour le moment car jusqu’au 31 décembre, les enseignants sous contrat bénéficient d’une prévoyance obligatoire.
  • Signer la pétition car 10 000 voix ce n’est pas suffisant pour se faire entendre
  • Agir pour maintenir la prévoyance

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